Lecture de : Kanban pour l’IT

kanban

Kanban pour l’IT est un livre écrit par Laurent Morisseau. Il nous explique comment la méthode Kanban va nous permettre d’améliorer nos processus de développement. Dans une première partie, Laurent nous explique les concepts de Kanban. Dans la seconde partie du livre, Laurent met un place une équipe et une société fictive pour avoir un fil conducteur sur la mise en place de la méthode Kanban. On y voit les difficultés rencontrées ainsi que les bonnes pratiques a adopté. Cela permet également de rentrer dans le noyau de la méthode Kanban.

 

Introduction

Avant de parler des concepts de la méthode Kanban, je vais, comme Laurent l’a fait dans son livre, définir les mots de vocabulaire que je vais utilisé.

  • Kanban : Avec un K majuscule est utilisé pour désigner la méthode Kanban.
  • kanban : Avec un k minuscule désigne les outils de visualisation utilisé de la méthode Kanban.

Les concepts de Kanban

Objectif du Kanban

L’objectif de Kanban de réduire voir éliminer les situations de surcharge de travail et de gérer les flux de demandes variables. C’est donc un moyen d’équilibrer notre chaîne de processus pour l’accomplissement d’un projet. En d’autres mots, Kanban à pour objectif de trouver un équilibre entre la demande et la capacité d’un système kanban.

Capacité d’un système Kanban

La capacité d’un système Kanban est constitué de 3 indicateurs:

  1. Le débit du système : c’est le nombre moyen d’éléments produits par unité de temps(exemple : 10 éléments par semaine).
  2. le temps de traversé : c’est le temps moyen d’un élément passe dans le processus de réalisation(de la demande à la livraison).
  3. la performance à la date d’échéance : c’est le pourcentage d’éléments livrés à la date d’échéance par rapport au nombre total d’éléments.

Les fondations

Kanban repose sur trois piliers :

  1. Commencer par ce que vous faîtes maintenant
  2. Respecter le processus actuel, les rôles et responsabilités
  3. S’engager à changer de manière incrémentale et évolutive

Le premier pilier s’explique par le fait qu’un changement trop rapide entraîne de la résistance de la part  des membres de l’équipe. En contrepartie, Kanban peut ne pas donner des résultats immédiats. Le deuxième pilier signifie que Kanban s’applique dans un processus déjà existant(cycle en V, Scrum…). Enfin, le troisième pilier préconise l’évolution par petit pas, l’objectif étant de s’approprier une culture d’amélioration continue.

Les 5 pratiques

  1. Visualiser : La visualisation est une pratique simple mais essentielle. Elle se met en oeuvre par différents outils comme le tableau kanban ou les cartes kanban. Elle permet à tout l’équipe de visualiser l’état du projet.
  2. Limiter le travail en cours : Pour chaque activité de réalisation du projet, on va limiter le nombre d’éléments de travail. Ces limites doivent être équilibrée afin d’avoir un flux de travail fluide. Dans la pratique , on passera d’un système de réalisation à flux poussé à un système de réalisation à flux tiré.
  3. Gérer le flux de travail : Il faut être en capacité de pouvoir gérer les éléments en manipulant les indicateurs de capacité du système.
  4. Rendre explicites les règles de gestion du processus : Nos différentes activités sont soumis à un ensemble de règles et de caractéristiques. Il faut rendre explicites ces règles afin que toute l’équipe les visualise, les comprenne et les améliore.
  5. S’améliorer de manière collaborative : Les blocages mise en évidence par les différentes pratiques Kanban permettent d’augmenter les discussions entre les membres de l’équipe. Cela contribue au commencement de la démarche d’amélioration. Cette démarche d’amélioration s’appuie alors sur des modèles externes(Lean, théorie des contraintes, théorie des files d’attente, etc..) visant à comprendre et résoudre ces blocages.

 

Un développement en flux tiré

Afin d’appliquer la méthode Kanban, il faut pour cela mettre en place un flux de travail. Laurent suit les deux axiomes suivant définis par Corey Ladas pour définir le développement en flux :

  1. Il est possible de diviser le travail en petits incréments apportant de la valeur et pouvant être planifiés indépendamment les uns des autres.
  2. Il est possible de développer n’importe quel incrément apportant de la valeur dans un flux continu, des exigences au déploiement en production. Autrement dit, toutes les activités liées à un incrément peuvent être réalisées et s’enchaîner les unes après les autres.

Une fois  cette étape effectué, la seconde consiste en avoir un flux tiré. Contrairement à un flux poussé qui consiste à produire un travail sur la base de prédictions, le flux tiré consiste à ne travailler que sur le remplacement de ce qui a été consommé.

Le modèle PDSA

Kanban s’appuie également sur le modèle PDSA(Plan, Do, Study, Act) qui est une variante du modèle PDCA(Plan, Do, Check, Act).

  • La phase plan(Concevoir) sert à définir le modèle et les hypothèses que l’on souhaite mettre en place.
  • La phase do(Mettre en oeuvre) est la réalisation du modèle.
  • La phase Study(Etudier) est la phase d’étude du système, on s’appuie sur les résultats obtenus ainsi que sur différents modèles de pensée : théorie des files d’attentes, théorie des contraintes, maîtrise des statistiques et gaspillage du Lean.
  • La phase Act(Améliorer) utilise la phase d’étude pour améliorer son système. Puis repars sur un nouveau cycle PDSA.

Schéma : 

Kanban

Conclusion

L’article ne résume que les concepts de Kanban, c’est à dire la première partie du livre. Dans la suite de celui-ci, Laurent Morisseau nous décrit le noyau de la méthode Kanban au travers du suivis d’une équipe dans la mise en place de la méthode. On aborde plus profondément les concepts en effectuant un cycle PDSA. Il y a plusieurs choses à retenir :

  • Le Kanban a pour but d’améliorer notre processus en se fixant un objectif sur un des indicateurs du système. Faire du Kanban sans objectif n’est pas la bonne approche.
  • Le Kanban ne résout pas les problèmes rencontrés, il se charge simplement de les mettre en évidence
  • Le Kanban n’est pas une méthode agile, elle peut très bien s’appliquer dans un contexte de cycle en V. Cependant, il est vrai qu’elle amène dans sa pratique à plus d’agilité. L’utilisation du Kanban dans un contexte Scrum est appelé ScrumBan.